Mythes de grossesse

Plusieurs mythes existent autour de l’entraînement durant la grossesse. Certains pensent que dès qu’on voit un + sur la bandelette du test, il faut bouger le moins possible, de peur de faire une fausse couche. D’autres veulent perdre du poids ou encore s’entraîner en vue d’améliorer leurs performances. Voici 3 mythes à transformer dans nos mentalités en lien avec la grossesse et l’accouchement.

  1. BOUGER = grossesse en santé

À moins d’une condition particulière, c’est finit le temps où on devait bouger le moins possible dès l’annonce de la grossesse. Bouger intelligemment réduit les douleurs au bassin et à la colonne qui surgissent parfois avec la transformation de notre corps qui s’alourdit avec le poids du bébé. Il est fortement suggéré de s’entraîner avec des spécialistes pré/ post natal qui connaissent les besoins spécifiques de cette clientèle. Voici un plan d’entraînement très général à adapter selon les semaines de grossesse:

  • Renforcer le moyen fessier pour stabiliser le bassin
  • Mobiliser la colonne et les hanches
  • Utiliser les déclives (inclinaisons du tronc) pour laisser de la place au bébé afin qu’il se positionne correctement en vue d’un accouchement naturel
  • Améliorer la posture qui tend à s’affaisser avec la (ou les) grossesse, en mobilisant et en étirant des muscles spécifiques du corps
  • Renforcer et assouplir le plancher pelvien
  • Renforcer les bras pour porter le bébé plus facilement après l’accouchement.

Ce qu’il faut éviter à tout prix, ce sont tous les exercices en flexion de type crunch qui favorisent la diastase du grand droit.

  1. L’entraînement évolue en DÉCROISSANCE

La grossesse n’est pas le moment de perdre du poids, ni celui d’augmenter ses capacités musculaires et cardio vasculaires. On ne veut pas débuter un nouveau sport mais plutôt poursuivre celui ou ceux qu’on faisait déjà à une intensité modérée. Contrairement aux entraînements classiques, la progression se fera en décroissance jusqu’à la toute fin, où on mettra l’emphase sur les exercices de respiration et de mobilité en douceur. Oubliez la performance ici et profitez de ce moment pour prendre soin de vous et préparer votre corps à ce qui grandit à l’intérieur.

  1. Le MOUVEMENT pour un accouchement naturel

Ça me donne encore la chair de poule de voir dans les films cette scène typique de la femme qui accouche sur le dos avec les jambes écartées, bien positionné pour une vue optimale de la scène par le médecin. Ce qui favorise le plus un accouchement naturel et la descente du bébé, c’est le mouvement, dans le sens de la gravité. Tous les mouvements circulaires, en forme de 8 ou encore avec les bras au dessus de la tête aident à pousser le bébé vers le bas. Lors de la poussée, les jambes en rotation interne (genoux collés, pieds séparés) favorisent l’ouverture du périné. Suivez votre instinct durant les vagues de contractions, faites vous confiance, à moins d’une condition particulière, votre corps sait comment faire.

Après l’accouchement, il faut reprendre l’entraînement de façon très progressive. Laisser le temps aux organes de reprendre leurs places et faire des exercices de renforcement du plancher pelvien pour éviter les descentes d’organes. On doit s’assurer que le plancher pelvien ai retrouvé toute sa force et sa souplesse avant de penser à sauter et à courir. Patience, ça peut prendre plusieurs mois ainsi qu’une progression d’entraînement approprié!

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